Maria

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Alamanon
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Paroles
On peut pas dire qu’elle est sincère ni qu’elle a de grande manière, mais elle est belle. Et quand du tramway je la vois à travers la glace j’ai froid, j’ai froid pour elle...
« Et qu’est-c’que ça peut bien lui foutre, très certainement rien sans doute
 
 Elle a les yeux qui font les villes beaucoup moins tristes - et l’an 2000 - moins solennelles. Ils poussent ailleurs en liberté dans des caravans de santé et de ficelles..
« Elle met les cœurs dessus la route, et cett’chanson coûte que coûte
 
Elle a des tresses comme les sœurs Lianes qui tiennent les cœurs qu’on abandonne.  Sa peau noire tannée aux soleils d’hivers est la mer et le ciel, elle bourdonne...
« De la rue c’est l’aventurine, je suis gadjé elle est romin
 
 C’est une gitane Maria, sais-tu ce que c’est d’être à soi une origine ? A seize ans de tendre la main au pied d’un géant haussmannien - fraîche et maligne
 « Et dis le toi lorsque tu louches, c’est familier dire les manouches
 
Elle est habillée d’une laine, de chaussettes épaisses, de mitaine, et de sandale... de tissus, d’écharpes, et regarde nul part et partout prenez garde, un vrai scandale !
« Va pas te mesurer à elle, fille autochtone et de dentelle
 
 Pourquoi fallait-il que sa tête se retourne, et vers moi ma bête moi la gazelle : Elle m’interroge et comment savoir si elle m’a vu maman pour sa gamelle
« De cette rail en ligne droite, je n’suis pas descendu mains moites
 
Et déjà le tramway s’éloigne et je ne vois plus dans mon âme, qu’un arc en ciel le faire revenir je ne peux qu’en grattant ce soir mes cheveux, j’ai froid pour elle...
 « Et qu’est c’que ça peut bien lui foutre, très certainement rien sans doute.
« Elle met les coeurs dessus la route, et cett’chanson coûte que coûte...